Ils sont passés

photo_michel_delageOn connaît le standard de Duke Ellington. « It don’t mean a thing if it aint got that swing ». Ça n’a pas de sens si ça ne swingue pas.

C’est sans doute la devise de Michel Delage et de ses complices du Tentet qu’il dirige. Qu’ils jouent Duke, Cole Porter, « Route 66 » ou « Black trombone », ou encore les compositions-maison, il y a la pulsation indispensable et souveraine.

Le Michel Delage Tentet est un petit big band qui carbure comme une Formule 1 : tenue de notes irréprochable, contrôle impeccable des tempi, embrayages parfaitement huilés entre tutti et chorus,  climatisation agréable. Sobriété et élégance. Séduction.

Il est vrai que Michel Delage est un arrangeur hors-pair. Un vrai magicien, qui  fait sonner sa formation comme s’il n’y avait pas 10 musiciens, mais au moins le double.

Au service de ces arrangements aux petits oignons, il y a des musiciens alliant rigueur professionnelle et joie de jouer communicative.

Et quand Julie Morillon prendra le micro pour ajouter sa voix et son feeling à cet ensemble, la température grimpera sensiblement au gymnase Jacky Héraud de La Jarrie, le vendredi 29 avril.